Un baobab géant éclairé grâce à des vélos, c’est à Durban que ça se passe alors que la 17e conférence des Nations Unies sur le changement climatique s’est ouvert le 28 novembre 2011. Avec un enjeu de taille: trouver un avenir au Protocole de Kyoto.

Aussi, pour sensibiliser la population au problème du réchauffement climatique et prouver que des alternatives sont possibles, la ville de Durban a eu l’idée d’installer un baobab géant de Noël fabriqué à partir de palettes de bois recyclées. Un cadre métallique et des lumières LED ont été fixées aux branches et l’électricité générée pour illuminer cet arbre est produite grâce aux badauds. Quiconque peut éclairer le baobab en donnant un peu de sa sueur: c’est par un système qui rallie des vélos à l’arbre que la lumière est fournie. Juste besoin de pédaler. Le site Internet de la ville de Durban rapporte que ce sont les entreprises Siemens etOsram qui ont fait don de l’arbre à la municipalité deeThekwini «comme un projet d’héritage après la conférence internationale.»

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«C’est le plus grand magasin virtuel d’Afrique» selon son créateur. Champagne, foie gras, huile d’olive grecque, mais aussi motos, meubles, produits électroménagers, matériel médical, en tout, ce sont plus d’un million de produits que lesite internet Afromania-Group.com met à disposition de ses clients africains. Un site de e-commerce créé à l’initiative de Thierry Kientega, 27 ans, ingénieur de formation, qui a lancé sa petite entreprise à Ougadougou, la capitale duBurkina Faso, en 2010.

Autant de produits en provenance d’Europe exclusivement destinés à l’Afrique. Pour Thierry Kientega, «Afromania Group, c’est une passerelle entre l’Afrique et l’Occident.» Une initiative qui lui a valu de recevoir en janvier 2011 le Prix de la meilleure entreprise de e-business lors des FASO IT Awards 2011, un Prix remis à Ouagadougou et qui récompense les initiatives et acteurs du secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

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Entrepreneurs, étudiants, réfugiés, de plus en plus d’Africains immigrent au Brésil et grossissent les rangs d’une diaspora jusqu’alors très minoritaire. La fermeture des frontières européennes n’est pas la seule raison : la législation brésilienne s’assouplit et les opportunités se multiplient.

Mise à jour du 17 novembre: la présidente du Brésil Dilma Rousseff a effectué en octobre son premier voyage officiel sur le continent africain depuis sa prise de fonction en janvier 2011. Elle a visité l’Afrique du Sud, le Mozambique et l’Angola. Elle prévoit d’envoyer d’ici la fin novembre dans ces trois pays une délégation de l’Agence de promotion des exportations, avec des industriels brésiliens en quête d’investissements et d’opportunités commerciales. Comme son prédécesseur, elle mise sur le renforcement des relations avec l’Afrique pour devenir d’ici 2022 la cinquième économie mondiale.

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Un travail encyclopédique sur les Noirs de France sera présenté sous forme d’un beau livre, d’une exposition itinérante et d’un documentaire en trois parties programmé sur France 5.

La France noire, un beau livre paru le 3 novembre (La Découverte), propose un «retour sur trois siècles de présences», un mot écrit au pluriel, et ce n’est pas un hasard. C’est que l’adjectif «noir» recouvre des histoires bien différentes, africaines, caribéennes et océaniques, qui vont de l’esclavage au rappeur MC Solaar, en passant par les tirailleurs sénégalais et le footballeur Lilian Thuram. Au fil des pages, illustrées de nombreuses photographies, de documents d’archives et de citations mises en exergue, se dessine une France paradoxale. Un pays où «négrophobie et négrophilie» se sont entremêlées au cours des époques, comme le souligne l’auteur de cette somme, l’historien français Pascal Blanchard.

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L’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop a invité jeudi ses confrères du continent à avoir ‘’le courage de partir de rien’’ en tenant compte de l’histoire littéraire de leurs sociétés, leurs contraintes historiques, sociales et faire confiance au verdict de l’Histoire.

‘’Nous aussi devons avoir le courage de partir de rien. Nous ne devons pas faire notre littérature avec l’histoire littéraire des autres, mais bien avec la nôtre, avec nos contraintes historiques, économiques, sociales, etc.’’, a dit M. Diop, qui participait, avec le philosophe Souleymane Bachir Diagne, à un débat organisé à la librairie Athéna, dans le cadre du cinquième anniversaire de la structure.

‘’Il faut aller son chemin sans trop regarder ni à gauche ni à droite et faire confiance au verdict de l’Histoire. Sinon, il se pourrait que les autres vous tirent en arrière, parfois dans leur propre intérêt, parfois en pensant vous servir’’, a-t-il répondu à une question de Felwine Sarr, qui animait les échanges, sur son choix d’écrire, en 2003, un roman en wolof, ‘’Doomi Golo’’ (Editions Papyrus Afrique).

Faisant le lien avec l’histoire de l’évangélisation au Rwanda, où, dit-il, ‘’on est au cœur de la question spirituelle, on est dans la question de la culture’’, Boubacar Boris Diop relève qu’on se retrouve ‘’fâché avec la langue française’’.

‘’On se met à écrire en wolof – je dois ajouter que je n’ai jamais dit que je n’écrirais plus en français. Cette expérience-là est extrêmement importante pour moi. Là aussi, ça devient un combat’’, a-t-il poursuivi, précisant qu’il y a ‘’un certain nombre de choses que l’on découvre’’.

A ce propos, il a affirmé : ‘’Lorsqu’on écrit dans sa langue maternelle, on écrit avec des mots qu’on entend, on écrit avec des sonorités, avec beaucoup plus de liberté et de décontraction que lorsqu’on écrit dans une langue qui est venue d’ailleurs, avec laquelle on se surveille, où la notion de faute est tellement importante.’’

Boubacar Boris Diop a encore dit que ‘’c’est aussi les interlocuteurs qui changent’’. ‘’Lorsque j’écris en wolof, a souligné l’écrivain, les personnes que j’ai en tête n’ont jamais été à l’école, ce sont des gens qui me sont proches. Peut-être ma mère ou mes sœurs qui n’ont jamais mis les pieds dans une école.’’

Au sujet de ce débat sur les langues, l’auteur de ‘’Murambi – Le livre des ossements’’ a relevé que ‘’l’Afrique est le seul continent où l’on trouve si normal, pour les auteurs, d’écrire dans des langues que ne comprennent pas les populations’’. ‘’Je crois que c’est quand même une anomalie pour dire le moins.’’

‘’La deuxième chose : on va dire qu’il il n’y a pas de lecteur, les gens peuvent acheter des livres en français, en anglais ou en italien. Ma réponse c’est ceci : en fin de compte, lorsqu’on relit l’histoire des littératures de tous les temps et de tous les pays, ce qu’on remarque c’est que ces littératures-là, au départ, naissent pour une minorité et ensuite la société suit en quelque sorte’’, a-t-il rappelé.

‘’Il faut poser correctement la question du public’’, a-t-il recommandé. ‘’Ce n’est pas, au fond, a-t-il dit, le public qui détermine l’écriture d’un roman, c’est l’inverse. C’est l’écrivain qui crée le public. Il le crée à partir de rien, il le crée sur la durée. On écrit, il n’y a pas de lecteur au départ – ce qui n’est pas toujours vrai, mais c’est un autre débat.’’

D’ailleurs, a précisé Boubacar Boris Diop, il y a des livres qui sont ‘’violemment rejetés par l’establishment littéraire et politique’’. ‘’Qu’est-ce qu’il raconte Rimbaud ? Qu’est-ce qu’il raconte Baudelaire ?’’, s’est interrogé l’écrivain, reprenant des questions de contemporains de ces auteurs français. Avant de reprendre : ‘’Tous ces gens-là ont eu une vie difficile, mais aujourd’hui leurs textes se sont imposés. On peut le dire de Shakespeare, de Dostoïevski et de quelques autres.’’

‘’C’est l’écrivain qui crée le public, a-t-il insisté. Celui qui, pour moi, résume le mieux cette idée, c’est encore un romancier français, Stendhal, qui écrit +Le Rouge et le noir+ au 19-ème siècle. On lui demande : mais pourquoi ? Il répond en substance : +lorsque j’écris un roman, je prends un billet de loterie. Et le lot gagnant de ce billet de loterie c’est le fait que je sois encore lu en 1935+. Lui, il a eu son billet gagnant

Lu sur Seneweb