Je suis sûre et même certaine que peu de Sénégalais savent ce que représente la date du 27 avril au Sénégal ?

Le 27 avril est cette date qui a été retenue comme « Journée Nationale pour commémorer la traite des noirs, l’esclavage et leur abolition », loi adoptée par le parlement du Sénégal en 2010 sous le magistère du président Wade.
Que s’est-il passé depuis ? Pas grand-chose du côté officiel, du côté de l’État !
Ce crime contre l’Humanité ne trouve pas grand écho sous nos cieux, nos autorités étatiques ne font aucune commémoration sous forme d’aucune cérémonie officielle ou solennelle !

Notre vaillant frère Karfa Sira Diallo de « Mémoires et Partages » de Bordeaux, avait réussi à organiser des journées mémorielles avec la Mairie de Dakar, mais en 2017, la cérémonie où j’étais invitée à intervenir a été annulée quelques jours avant, faute de moyen, de soutien et d’attention ! J’ai eu honte, car il n’y a eu rien d’autre cette année-là !

En 2018, la militante panafricaniste que je suis, a organisé autour de cette date du 27 avril, à la demande du MIR (Mouvement International des Réparations) et de son président Garcin Malsa, un voyage mémoriel et le Konvwa Pou Reparasyon de 10 jours au Sénégal dont 2 jours à Gorée, avec une centaine de personnes venues de partout (à leurs propres frais) : Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, USA, Haïti, Londres, Paris, etc.
Cette année, le MIR organisera un voyage similaire au Bénin.

POURQUOI CE DENI DES SOUFFRANCES DE NOS ANCÊTRES, LA MISE A L’ÉCART DE CETTE BARBARIE DANS NOS IMAGINAIRES, CETTE PRISE DE DISTANCE ?
Pourquoi voulons-nous préserver notre paix actuelle en occultant ceux qui nous l’ont offerte par leur combat, et nous ont assuré notre statut d’hommes et de femmes libres d’aujourd’hui ?

Parce que le syndrome de Stockholm nous a atteints, parce que nous avons tellement assimilé le discours des esclavagistes et colonisateurs, que nous ne parlons que de leur grandeur d’âme dans l’abolition, que nous préférons adopter une sorte d’amnésie pour ne pas les mettre trop mal à l’aise…
Et c’est dans cet esprit de connivence terrible, que nous avons assisté, médusés le 9 mai 2018 à l’apothéose : une cérémonie grandiose d’inauguration de la « Place de l’Europe à Gorée » retransmise en mondovision par tous les médias, avec Signares, assiko et tralala !

Ne pouvons-nous espérer que ce genre de cérémonie grandiose soit organisée chaque année pour le 27 avril par notre État ? Une cérémonie à la mémoire de nos ancêtres déportés et esclavagisés pendant 400 ans, y associer leurs descendants directs… Et même, pourquoi pas, qu’elle soit payée par l’Europe, si elle tient absolument à venir parader sur nos lieux de mémoire (le représentant de l’Union européenne à Dakar) ?
L’Allemagne ira-t-elle bientôt inaugurer une « Place de l’Allemagne » en pleine Auschwitz, et l’Amérique aura-telle sa place privilégiée à Hiroshima ou Nagasaki ?
Pourquoi ce manque de respect envers le Peuple Noir et le déni de ses souffrances ?

Et on a droit à la date du 10 mai en France, où ils se succèdent à la télévision toute la journée pour se congratuler sur l’abolition et leur humanisme sans égal, en gommant complètement le courage des combattants noirs sur les plantations durant des siècles, ou encore pire, en disant sur tous les tons « Y A PAS EU QUE NOUS ! » et de donner les justifications les plus farfelues remontant à Mathusalem, aux Grecs, aux Égyptiens, ou que sais encore… C’est vrai qu’il y a eu la traite longue et atroce arabo-musulmane, et quelle continue même dans certains pays sous notre nez et notre barbe, mais là, ce n’est pas le sujet dans cet article ! J’en parle déjà par ailleurs et je vous en parlerai une autre fois !
Aucun esclavage, lointain ou récent, ne saurait justifier l’abomination de ces 4 siècles ! Alors un peu de respect, n’utilisez pas le 10 mai pour justifier le crime au lieu de commémorer les victimes !
Donc, après la falsification de notre Histoire à grande échelle pour mieux nous dominer, voilà notre mémoire piétinée…

Quand on parle d’esclavage au Sénégal, nous nous contentons d’élaborer un coin dans un musée faisant surtout l’apologie de l’abolition par les Occidentaux et de reprendre les thèses de leurs historiens, ou bien nous nous contentons de notre fleuron, la Maison des Esclaves à Gorée, cela nous tient lieu de gloriole historique, de solde de tous comptes, nous nous croyons exemptés de toute commémoration régulière par notre État, et pire, nous sommes fiers de mettre sur le même pied d’égalité nos frères et sœurs afrodescendants dévastés dans leur chair, venus se recueillir en grand nombre à Gorée, et ces touristes en goguette, inconscients, venus les bousculer pour faire de belles photos.

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Nous avons fait nôtres les thèses de leurs livres d’Histoire depuis si longtemps : nos ancêtres, lorsqu’ils n’étaient pas Gaulois, leur ont vendu leurs frères et sœurs pour des babioles… Discours entendu dans l’enceinte même de la Maison des Esclaves à Gorée, susurré par un guide avide de pourboires aux touristes européens qui hochaient la tête avec un sourire entendu… Bien sûr !
Ils ont oublié qu’une petite frange de traîtres et de corrompus existent dans chaque peuple de par le monde, et que les traîtres collabos français en 1944 n’ont JAMAIS été qualifiés de « Les Français » dans leur Histoire à eux !

Il y a eu des razzias abominables, des milliers et des milliers de villages incendiés, des familles entières décimées afin de capturer un seul d’entre eux, il y a eu des rois résistants tués, capturés, déportés ou qui se sont suicidés, aussitôt remplacés par un traître à la solde des esclavagistes lourdement armés… Ils ont mis l’Afrique à feu et à sang pour pérenniser ce crime d’une ampleur industrielle tout au long de 4 interminables siècles.

Après leur fameuse abolition, due à leur peur des révoltes et des massacres de plus en plus nombreux sur les plantations, ils ont inventé le « dédommagement » des esclavagistes, la dette d’Haïti pour leur libération, le travail forcé, la colonisation, le pillage intensif de nos ressources humaines et matérielles, qui continue encore aujourd’hui avec la complicité de la même frange qui a traversé les siècles, apprentis traitres hier sous leurs fusils et canons, dirigeants complices installés par eux et par la dissuasion de leurs bases militaires aujourd’hui !

MAIS OÙ EST DONC PASSÉE NOTRE CONSCIENCE HISTORIQUE ?

Et nous répétons après eux comme un mantra : « faut oublier, faut avancer ! ».
Pourquoi on nous dénie même le droit de pleurer sur nos Ancêtres ?
L’esclavage, lui n’oublie personne, et il est tapi dans le secret de notre ADN (selon des études scientifiques), dans notre biologie, au plus profond de notre être comme une blessure béante, à nous guetter à chaque pas de notre vie, dans notre mésestime chronique de nous-mêmes, notre « Allien-ation » paradigmatique (étrangers à nous-mêmes) !

Comme le dit Malcom X : « Quand quelqu’un enfonce un couteau de 30 centimètres dans votre dos et le retire de 10 cm, est-ce un progrès ? »
NON, car les 20 cm restants, du couteau du colonialisme ont été laissés en place durant 100 ans !
Le retirer encore de 10 cm, est-ce un progrès ? NON, car le couteau du néocolonialisme et du pillage systématique de nos ressources, est toujours là, bien enfoncé !

J’appelle tous les Africains du Continent et des Afrodescendants du monde entier à dorénavant réfuter et combattre avec leurs dernières énergies ces thèses iniques de collaboration de la victime pour ces crimes odieux !!!
Ils ont réussi à transmuter un CRIME CONTRE L’HUMANITÉ en crime « avec consentement de la victime » dans leurs livres…
Une victime « consentante » comme pour le viol de petites filles de 9 ans innocentes ?
Une victime « consentante » comme pour la gazelle dévorée par un tigre féroce ?

Ils ont réussi à édulcorer ce CRIME CONTRE L’HUMANITÉ dans leurs livres, et nous les victimes, inconscients que nous sommes, les donnons à étudier à nos propres enfants…
C’est comme si on donnait le « Mein Kampf » a étudié aux enfants Juifs… Les Juifs qui se battent à travers le monde et qui obtiennent des réparations pour les 4 ans de l’abomination de la Shoah, avec raison ! Et à ceux qui disent qu’une fois un crime réparé, nous n’aurons plus le droit d’en parler, de le commémorer, je leur réponds « allez dire cela à nos frères Juifs et vous entendrez leur réplique cinglante ! »
La Jeunesse Africaine dans son ensemble n’est plus dupe, elle s’éduque elle-même, comme leur a demandé Cheik Anta Diop : « ARMEZ-VOUS DE SCIENCES JUSQU’AUX DENTS ! »

De nombreux travaux d’historiens Africains existent, contredisent leurs thèses preuves à l’appui, et leurs travaux doivent être mis en avant !
Depuis la nuit des temps, TOUT CRIME doit être JUGÉ, PUNI, ET FAIRE L’OBJET DE RÉPARATION envers la victime, afin de solder le crime…
Garcin Malsa parle des 3 R : « Reconnaissance (du crime), Réparation (du crime), Réconciliation ».

Le Ghana, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, Le Bénin, tous s’y mettent, même timidement pour certains, et participent aux projets comme « Les Routes de l’esclavage » ou « Les Journées Internationales Mémorielles », ils reçoivent de fortes délégations d’Afrodescendants venues de la Diaspora pour des cérémonies de Pardon et de Reconnexion, à travers cela, ils rendent hommage à nos propres Ancêtres Africains capturés en Afrique, déportés et réduits en esclavage hors d’Afrique !!!

Pourquoi le Sénégal traîne les pieds au risque de rater le train en marche de ces autoréparations légitimes, pourtant faciles à mettre en œuvre ?
Nous, militants panafricanistes du monde entier, EXIGEONS des ÉTATS AFRICAINS du Continent, y compris du Sénégal :

• Qu’ils se joignent à nos frères et sœurs de la Diaspora Africaine Historique pour réclamer OFFICIELLEMENT des réparations aux nations occidentales qui ont commis ces crimes, CAR UN CRIME RESTÉ IMPUNI, EST APPELÉ A SE PERPÉTUER ET A SE REPRODUIRE !

MIR Martinique Officiel - المنشورات | فيسبوك

Qu’ils œuvrent eux-mêmes pour des autoréparations légitimes envers notre Peuple hors d’Afrique, comme le Ghana qui a décrété 2019 l’Année du Retour, en facilitant le RETOUR et la RECONNEXION des Afrodescendants sur leurs terres ancestrales, en octroyant facilement et rapidement la nationalité pour ceux qui le souhaitent, en accordant la gratuité des visites des lieux de Mémoire, Monuments et Musées, et en intégrant leurs représentants dans la gestion et les décisions concernant ces lieux de Mémoire qui ne nous appartiennent pas, etc…

NOUS DEVONS RESPECTER LA MÉMOIRE DE NOS ANCÊTRES ET DEMANDER RÉPARATION POUR TOUS CES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ, POUR NOUS ET POUR LA PRÉSERVATION DE NOTRE HUMANITÉ A TOUS !
C’est INCONTOURNABLE POUR LE DROIT A LA DIGNITÉ DE TOUT ÊTRE HUMAIN, ce n’est qu’à ce prix qu’une RÉCONCILIATION TOTALE peut avoir lieu !

Mame Hulo
Panafricaniste, éditrice, écrivain et conférencière
Ambassadrice Afrique du MIR (Mouvement International pour les Réparations)
Cofondatrice avec la Martiniquaise Myriam Malsa de l’association « Africa Reconnection ».
Membre du MFPA (Mouvement des Fédéralistes Pan-Africains)
Membre du Comité International « Non à la Place de l’Europe à Gorée » http://www.goreememory.com/
#MIRMartinique #KonvwaPouReparasyon #Esclavage #Reparations

Venez à la rencontre de personnes ayant

la même passion que vous : l’Écriture !

Diasporas Noires Edition – Sénégal propose 1 Atelier d’écriture littéraire pour Adultes

A DAKAR 

Venez à la rencontre de personnes ayant la même passion que vous : l’Écriture !

CONTACT : info@diasporas-noires.com

ATELIER PLUME NARRATIVE

La date sera choisie en fonction des inscriptions

8 000 F CFA 

de 16H à 19H

Un verre de l’amitié vous sera servi (Jus local ou thé ou café)

S’adresse à ceux et celles qui aimeraient écrire un roman, des nouvelles, un conte, mais qui ne savent pas comment s’y prendre concernant les techniques de narration.

Les éléments de base de la narration seront explorés, tels que la construction des personnages, le choix du point de vue narratif, les dialogues, l’intrigue, etc…

Cet atelier aidera chaque participant à s’approprier les méthodes pour déterminer le style de narration qui convient à l’histoire qu’il veut raconter

 

ATELIER SUIVI DE PROJET LITTÉRAIRE

La date sera choisie en fonction des inscriptions

10 000 F CFA 

de 16H à 19H

Un verre de l’amitié vous sera servi (Jus local ou thé ou café)

S’adresse à ceux et celles qui ont déjà suivi l’atelier PLUME NARRATIVE et qui sont dans la phase d’écriture concrete d’un roman, de nouvelles, un conte ou autre…

Cet atelier aidera chaque participant de manière spécifique, à s’approprier les méthodes pour déterminer le plan de son livre, pour réaliser la mise en perspective de l’histoire qu’il veut raconter, pour faire ressortir tous les points essentiels des personnages et faire passer le véritable message de son ouvrage, etc…

 —-

Des exercices seront proposés à chaque séance et les participants devront lire leurs textes devant les autres, dans une atmosphère de respect et d’échanges constructifs et bienveillants.

Demandez plus de renseignements par mail info@diasporas-noires.com

Le nombre de participants étant limité, nous vous conseillons de réserver votre place très rapidement.

 

AVERTISSEMENT / PRE-REQUIS : 

Merci de noter que ces ateliers d’écriture littéraire ne sont en aucun cas des cours de langue française, de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison… Il s’agit uniquement de Littérature.

Les participants doivent avoir un excellent niveau de français et aimer l’écriture littéraire. 

 

Article dans Enquêtes+ 

http://www.enqueteplus.com/content/litt%C3%A9rature-%E2%80%93-ateliers-d%C3%A9criture-dakar-bient%C3%B4t-incubateur-de-futurs-talents

 

 

« Une Africaine au Japon » de Nina Wade

Interview par Sada Kane dans « Impressions » sur la 2STV 

 

Partenariat avec l’Institut culturel Panafricain et de Recherche (ICPR) de Yène, une conférence sur le thème de la décolonisation, du panafricanisme et de la renaissance culturelle en Afrique au Monument de la Renaissance africaine à Dakar

Le Groupe REFONDATION nationale a organisé hier, en partenariat avec l’Institut culturel Panafricain et de Recherche (ICPR) de Yène, une conférence sur le thème de la décolonisation, du panafricanisme et de la renaissance culturelle en Afrique. Le Monument de la Renaissance africaine a ainsi servi de cadre à Elimane Haby Kane et Mame Hulo qui ont identifié les freins au fédéralisme des Etats africains et invité la jeunesse africaine à cultiver l’esprit Ubuntu.

La vision d’une Afrique fédérale existe depuis belle lurette. Elle fut pendant le colonialisme théorisée par des penseurs comme Cheikh Anta Diop, ou encore par les pères de l’indépendance africaine à l’instar de Houphouët Boigny, Kwamé Nkrumah, Léopold Sédar Senghor. Et récemment au Sénégal par Abdoulaye Wade. Mais leurs tentatives fédéralistes, nombreuses furent-elles, ont été vouées à l’échec. Cela, parce que «la volonté, seule, ne suffit pas pour unir l’Afrique, face au micro-nationalisme des Etats africains», explique le président de Legs-Africa, Elimane Haby Kane. A l’en croire, la vision et la volonté y étaient certes mais elles n’ont pas suffi. Pourtant, rappelle-t-il, «plusieurs aspects liés à l’histoire, à la culture, et à la géographie auraient pu permettre à l’Afrique de le réussir». D’abord un même passé : le colonialisme, doublé d’une culture et d’un espace communs. Cela, dit-il, sans compter les énormes ressources dont dispose l’Afrique en termes de capital humain et de matières premières.
«En réalité nous n’avons pas besoin d’aide. Parce que nous disposons d’assez de ressources pour s’affirmer et faire de l’Afrique un continent émancipé» a affirmé Elimane Haby Kane. Mais, déplore-t-il, l’inconscience des Africains qui se laissent spolier de leurs ressources et qui par conséquent deviennent assujettis aux règles des grandes puissances de ce monde. «Qu’est-ce qui empêche une Afrique si jeune, si riche de voler de ses propres ailes sinon la désunion.» Voilà ce qui constitue, du point de vue de Elimane Haby Kane, un important frein au développement de l’Afrique. «Pour faire de l’Afrique une seule tête, il faut d’abord qu’elle soit autonome et cela passe par une unité politique, économique, des stratégies de défense communes, et une diplomatie soudée. Bref, poursuit-il, l’Afrique doit-elle même trouver et construire sa voie. Il faudrait former des blocs forts, nouer des alliances autour de tous les mouvements sociaux panafricanistes.» Le groupe pour la refondation de l’Afrique, organisateur de cette conférence, s’engage déjà dans cette voie. Formé seulement en 2014 sur les méandres des réseaux sociaux, selon son coordonnateur Cheikh Guèye, ce mouvement s’emploie à réinventer le débat et l’enrichir pour sortir de l’inanité des discussions sans fin.

L’esprit Ubuntu : une réponse à la question
L’Afrique désunie perd énormément. Cela, Mame Hulo le sait mieux que quiconque. Elle affirme que pour accéder à l’unité Africaine, il est nécessaire de trouver un équilibre et cela en se nourrissant de l’esprit Ubuntu. L’activiste et directrice de la maison d’édition numérique Diaspora noire soutient ainsi l’indépendance d’une Afrique. «Elle commence par l’art et la culture. Editons-nous, nous-mêmes. 82% des éditions sont rejetés, 8% seulement de manuscrits sont édités, interrogeons-nous alors sur la modeste part des Africains dans ces 8%. Il ne faut pas qu’on se mire dans le miroir des autres.» Celle qui se fait par ailleurs appelé «Madame L’Afro-optimiste», se dit fier de porter ce magnifique surnom. Parce que, dit-elle, «les autres ne montrent de l’Afrique que des images négatives d’une Afrique en guerre, baignant dans la famine et les misères. Moi j’ai créé ma revue de bonnes nouvelles pour montrer une Afrique jeune et incroyable, bouillonnante d’imaginations et de créativité, mais surtout décomplexée». Le troisième millénaire, finit-elle par convaincre, est africain. Pour cela Mame Hulo lance une invite à tous les jeunes à être Ubuntu. «Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous. Ce rêve d’une Afrique unie nous le portons tous. De quoi avons-nous donc peur ? Soyons tous Ubuntu. Réalisons notre rêve sans attendre demain», conclut-elle.
aly@lequotidien.sn

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Nous avons une belle notoriété en Afrique, un grand nombre d’articles de presse et de nombreuses émissions TV et radios parlant de nos livres et de nos écrivains (voir la rubrique Presse) , des quantités de livres très intéressants sont en attente d’être édités, envoyés par de grands auteurs de toute l’Afrique et de la diaspora.

Diasporas Noires a noué des partenariats permettant d’être visible dans les plus grands sites Internet du Monde.

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ISSUS DES DIASPORAS NOIRES DU MONDE ENTIER !

Malgré les apparences, le 3e millénaire sera africain, le saviez-vous ?

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Diasporas au pluriel car l’Afrique est riche de toutes les différentes couches de sa diaspora qu’elle a offertes au monde entier au fil des siècles et des années, souvent bien malgré elle…

Noires parce qu’on dit le continent Noir et que c’est une caractéristique, une couleur dominante, même s’il ne s’agit pas ici intrinsèquement de couleur de peau.

Edition 100% africaine – Librairie numérique équitable

Notre mission :

• Accompagner et promouvoir les œuvres des enfants d’Afrique et de ses diasporas (des Caraïbes, de l’Océan Indien et de tous pays).
• Valoriser le patrimoine littéraire africain des cultures et sociétés africaines car ces dernières sont généralement ignorées par la plupart des éditeurs internationaux
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La revue des bonnes nouvelles d’Afrique

 « L’optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et qui mène au succès. »  Robert Baden-Powell

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« Et de-ci de-là on entend « l’Afrique la pauvre », « l’Afrique l’énigme », « l’Afrique le boulet au pied de l’humanité ».  A ces voix qui décident de notre intégration dans le monde, je réponds « l’Afrique la généreuse », « l’Afrique la martyre », et cependant « l’Afrique la solution ». »  dit Aminata Traoré, docteur en économie et en psychologie sociale, ancienne ministre de la culture malienne et chef de file de l’alter-mondialisme en Afrique.

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Ce site dédié à l’édition et à la vente de livres numériques, ainsi qu’à la publication d’une revue de bonnes nouvelles d’Afrique, a été conçu et réalisé par une Africaine du Sénégal Mame Hulo, consultante en organisation et chef de projets en technologie de l’information,  passionnée d’écriture et de littérature. Elle a créé ce site afin de réaliser un rêve de fraternité littéraire dédié au rayonnement du continent africain et de tous ses descendants à travers le monde.

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Conférencière sur de nombreux thèmes panafricains dont « L’Afrique Numérique… Et nos bibliothèques ne brûleront plus »

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« Edition imprimée et édition numérique : développement et enjeux ».

C’est le thème du séminaire-atelier organisé par l’Association sénégalaise des éditeurs (Ase) du 6 au 8 septembre. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme de renforcement de capacités des éditeurs. A cette occasion, Hulo Guillabert, directrice de Diasporas noires éditions, a fait une communication axée sur les avantages de l’édition numérique pour l’Afrique et sur les contraintes inhérentes à un espace confronté à plusieurs défis.

« L’édition numérique est bien moins chère et est une bonne opportunité pour l’Afrique qui ne dispose pas de suffisamment de moyens pour prendre en charge les problèmes liés à la culture en général et de l’édition en particulier. Il est impérieux, aujourd’hui, que nous instaurions une souveraineté dans le domaine de l’édition. Celle-là numérique nous donne la possibilité d’arrêter de nous faire éditer en Occident. Nous n’avons pas le même récit historique ni les mêmes outils de stimulation de l’imaginaire collectif. Nous, nous exprimons une résilience et une souffrance qui doivent nous projeter vers des horizons nouveaux dans la foi en notre Afrique ».

Accès universel aux savoirs

« L’Afrique commence à prendre sa place dans cette nouvelle ère numérique et dans ce réseau mondial de distribution que représente internet ; une opportunité de stocker notre mémoire, de transmettre nos langues africaines, nos traditions à l’instar des autres continents et des autres cultures. Il ne faut pas avoir peur du virtuel qui est aussi vieux que le monde. Les personnages littéraires ont toujours été virtuels. Les nouvelles technologies ont accéléré le virtuel mais ne l’ont en aucun cas créé. La vraie nouveauté, c’est l’accès universel aux personnes, aux lieux, aux savoirs. La planète, l’humanité, la culture sont à la portée de chacun…

Internet peut être aussi dangereux sans filtrage. C’est un grand catalogue où l’on ne distingue plus l’erreur de la vérité. Il est dangereux pour un enfant de s’instruire et de se cultiver seul sur Internet. D’ailleurs, les adultes non plus ne doivent pas s’y aventurer sans un solide sens critique. Après tant d’années, nous comprenons son pouvoir.

L’innovation doit être une priorité en Afrique et le numérique nous offre une belle opportunité d’innover à moindre prix et d’avoir le monde entier comme marché de prospection.

De nombreux jeunes diplômés et professionnels, qui ne parviennent pas à intégrer le marché du travail, décident de se réinventer et se dirigent vers le secteur du numérique pour des raisons économiques (le coût de création d’une entreprise dans le secteur est faible) mais aussi par conformisme social. Il convient, aujourd’hui, de s’engouffrer dans cette brèche de manière réfléchie. »

Stocker notre mémoire

« Nous avons tous souvenance de cette fameuse phrase d’Amadou Hampâté Bâ : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Cette affirmation visait à souligner la domination de la culture de l’oralité sur celle de l’écrit. L’écrit, c’est une évidence, a le don de mieux conserver et de transmettre les connaissances.

L’Afrique, de par le passé, n’ignorait pas l’écriture. Cependant, c’est l’oralité qui était la forme principale de transmission du savoir et des connaissances. Ce qui explique que les vieilles personnes étaient les dépositaires du savoir et des connaissances accumulées par les sociétés africaines. Avec l’avènement du numérique, les sociétés africaines ont la possibilité de conserver et de transmettre les connaissances autrement que sur le mode de l’oralité. Notre puissance mémorielle, notre pouvoir d’archivage et d’immortalisation de notre culture existe désormais grâce à internet qui est aussi une forme de littérature orale, où beaucoup de choses s’envolent. Mais l’éditeur empêche les plus significatives et les plus belles d’entre elles de disparaître. Nos bibliothèques ne brûleront plus grâce au numérique. Je pense à toute notre culture initiatique aux fins fonds des forêts africaines, à la transmission de notre spiritualité authentique et profonde incluant des codes de civilisations anciennes. »

Renouveau de l’oralité ?

« je me permets de faire le parallèle entre l’écriture numérique et l’oralité qui, en Afrique, a occupé et continue d’occuper un rôle important. Il y a eu deux grandes révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. La troisième est le passage de l’imprimé aux nouvelles technologies. La boucle est bouclée avec cette troisième révolution. On assiste à un retour dans une quasi oralité avec Internet. Les africains devraient être avantagés sur internet car étant de plain-pied dans l’oralité depuis toujours. Dans le conflit entre livre imprimé et livre numérique, l’oralité peut être le troisième larron de la fable grâce aux technologies de diffusion du savoir les plus modernes nous dit Boubacar Boris Diop. Pour lui, la meilleure façon de réconcilier les positions, c’est le livre audio, donc l’oralité. Pour le continent africain, de formidables possibilités existent. Vous prenez l’exemple d’un village du sud du Sénégal où tout le monde comprend le Diola, aussi bien les enfants que les vieillards. N’importe quelle œuvre de fiction dans cette langue partagée peut être écoutée collectivement et il n’est pas, à mon avis, de meilleurs moyens de démocratiser les émotions littéraires.

C’est à l’image du cinéma qui peut aussi devenir un excellent moyen de communication populaire à but éducatif grâce notamment aux nouvelles technologies portables et numériques. »

Autonomie du livre papier

« Disons avec Umberto Eco et Jean-Claude Carrière ceci : « n’espérez pas vous débarrasser des livres papier ! » C’est exactement ce que je pense et le fait que je sois éditrice numérique ne me dévie pas de cette conviction. Alors si le livre papier est un objet, des pages à lire, un support et un texte. Que les pages soient en parchemin ou en papier de bois comme aujourd’hui, cela n’a pas trop d’importance. On peut donc considérer l’ebook comme un livre. Il est un livre. L’ebook, sur lequel le feuilletage est possible, cherche à imiter le livre. Toutefois, sur un point, au moins, il ne peut l’égaler : le livre papier est autonome alors que l’ebook est un outil dépendant notamment de l’électricité. Si on est dans une Île déserte, on aurait de quoi lire pendant trois décennies avec un livre papier. Si c’est un ebook, on en aurait profité pendant les trois heures d’autonomie de sa batterie ! Nous pouvons encore aujourd’hui lire des livres vieux de cinq cents ans. En revanche, nous n’avons encore aucune preuve scientifique que le livre électronique puisse durer autant.

La bonne nouvelle est que les informations stockées sur internet en général et les ebooks en particulier pourront peut-être battre ces records de longévité, pourvu que notre civilisation aille de l’avant encore dans l’innovation technologique…Je ne parle pas d’une civilisation moribonde ou tous les serveurs actuels à travers le monde seront détruits et, de tout manière, je ne crois pas à cette thèse. »

L’ebook, un outil pratique

« L’ebook peut nous rendre bien des services. La pièce qui stockait les quarante volumes de l’encyclopédie peut être utilisée à d’autres fins désormais ! Même si ça ne fait pas l’affaire des frimeurs aux bibliothèques bien garnies ! En 2012, je croisais beaucoup d’étudiants dans le métro de Montréal, une main dans la poche et l’autre tenant juste une liseuse stockant une centaine de livres au moins. Qui peut se trimbaler avec ne serait-ce que 20 livres ? L’ebook est également un atout pour les chercheurs, les étudiants qui doivent établir une bibliographie pour leurs thèses et mémoires sans parler, pour être plus prosaïque, de nos enfants obligés de se coltiner des kilogrammes de manuels scolaires.

Cet outil permet aussi de voyager léger, de partir en vacances en prenant dans sa poche une belle sélection d’une dizaine de livres numériques sans que la douane ne vous prenne pour des trafiquants de livres.

Désormais, il existe des bibliothèques numériques mondiales accessibles via internet avec un simple abonnement pour les particuliers et pour toutes les universités. Les étudiants peuvent lire des pages de tel livre, aller dans la minute en sélectionner un autre, et se constituer en ligne leur propre bibliothèque virtuelle qu’ils peuvent consulter à nouveau à tout moment et redémarrer une lecture à la bonne page.

Diasporas Noires Editions dont je suis la directrice a un partenaire Cyberlibris qui est déjà présent dans beaucoup d’Universités africaines dont quasiment toutes celles du Sénégal. Et nous sommes payés si un de nos livres est consulté et au nombre de pages lues….

Ce qu’a révolutionné l’imprimerie, c’est la diffusion de l’écrit, mais internet diffuse beaucoup plus, encore plus vite, plus loin, et en temps réel. Selon une étude, le numérique a aussi changé notre façon de lire. Les séquences de lecture des jeunes sont plus courtes. Cela est souvent lié à leurs échanges écrits sur internet. Les choix de lecture se font en interaction avec les autres, de plus en plus par des recommandations des pairs.

Il faut le dire, les maisons d’édition numérique sont confrontées à certaines difficultés liées surtout au contexte et au réflexe de certaines populations qui préfèrent encore le livre papier. Les paiements par internet éveillent encore leur méfiance. Le manque de cartes ou moyens de paiement bancaire en Afrique est également un obstacle que nous devons contourner en explorant d’autres possibilités. »

Propos recueillis par Alassane Aliou Mbaye

(Source : Le Soleil, 15 septembre 2017)

http://www.osiris.sn

A 50 km au nord-est de Port-au-Prince, l’hôpital universitaire de Mirebalais est devenu le symbole de ce que pourrait être une reconstruction « heureuse » en Haïti, quatre ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a fait plus de 220 000 victimes. Et qui continue de meurtrir le pays.

Mirebalais, qui a ouvert ses portes en mai 2013, est aujourd’hui le plus grand hôpital du monde alimenté uniquement pas l’énergie solaire, selon Partners in Health/Zanmi Lasante (PIH/ZL), deux ONG jumelles (américaine et haïtienne) qui ont construit l’établissement et le gèrent avec le ministère haïtien de la santé. Environ 1 800 panneaux solaires couvrent le toit de l’hôpital de 300 lits. Une production d’énergie suffisante pour couvrir les besoins du CHU, qui dispose également d’équipements de pointe dans ses salles d’urgence et de soins néonataux. L’électricité excédentaire est redistribuée par le réseau national.

L’hôpital a été conçu, début 2009, par PIH/ZL comme un petit centre de soins pour cette ville d’un peu plus de 15 000 habitants. A la suite des dévastations du séisme, le gouvernement a demandé de développer le projet afin d’en faire un centre hospitalier régional et un centre de formation des médecins et des infirmières.

 

Lire l’article sur Agoraafricaine

 

Dans le souci de prévenir la malnutrition au Cameroun et en Afrique en général, ETIENNE PEK PEK, titulaire d’un MBA en marketing a concu “COEUR D’OUVRAGE / PEK BABY NUTRITITION” afin d’autonomiser nutritionnellement l’Afrique d’ici 2025 .

En effet PEK baby nutrition conçoit, produit et commercialise des aliments pour bébés entre 6 et 36 mois, faits à base d’ingrédients . Il s’agit de poudres céréalières infantiles enrichies avec des ingrédients tels le folong, le zom, le kpem(feuilles de manioc), l’igname, la patate, le riz, la tomate,l’huile de palme, les arachides le mil,et bien d’autres. Ces poudres infantiles apportent de l’énergie supplémentaire à bébé en plus de fer et de vitamines. En complément avec le lait de bébé, c’est un cocktail idéal pour satisfaire à tous les besoins spécifiques de l’enfant en croissance.

 

Lire l’article sur https://www.lionnes-cm.com/2017/05/08/pek-baby-nutrition-la-marque-de-farine-de-bebe-made-in-cameroun/