Les Rendez-vous de l’Afrique consciente » a accueilli un débat sur « L’Afrique fédérale », samedi dernier au Monument de la Renaissance. Diverses questions liées à la sécurité, l’éducation, la migration dans le continent, en vue d’encourager une Afrique fédérale, ont été abordées.

Dans son mot de bienvenue, Cheikh Mbengue Coly, administrateur adjoint du Monument de la Renaissance africaine, a placé l’importance de l’activité dans le sens qu’« elle permet que la voix de l’Afrique soit entendue ». Revenant sur l’appel du Comité d’initiative pour les Etats Africains Unis, le sociologue Mamadou Mignane Diouf, coordinateur du comité d’initiative, a insisté qu’il y a un malaise total en Afrique dans un contexte de pauvreté.
Au-delà, et eu égard à la question de la sécurité et de la paix dans une Afrique fédérale, le général Mouhamadou Mansour Seck a estimé qu’on doit être prêt en permanence car on ne parle plus de guerre classique mais de guerre asymétrique. Pour les nouvelles menaces qui pèsent sur nous, « l’arme principale c’est la terreur. Ils ont une arme beaucoup plus subtile. Ils tapent au moment où on ne s’attend pas », a-t-il indiqué. Mais il reste convaincu que « le terrorisme peut être vaincu. Il faut le partage de l’information, faire de l’anticipation. Le citoyen doit désormais participer à la bataille du renseignement qui est fondamental et que nos services de renseignements et de politique soient modernisés », a défendu le général Seck.  Pour le Pr Bouba Diop qui a axé sa communication sur le rôle et la place de l’éducation dans le projet fédéral, l’éducation et la formation restent la clé pour réaliser la paix, la solidarité panafricaine. « Elle permet le développement durable, l’innovation… Il nous faut changer notre manière de voir les choses, décoloniser la pensée et éduquer nos citoyens dans la diversité. Grâce à l‘éducation, les Africains comprendront l’importance de leur unité », a-t-il complété. Mamadou Wone qui se prononçait, lui, sur la problématique de la protection des enfants , a invité à une solution politique. Selon M. Wone, seul un projet politique d’unification du continent peut nous aider à résoudre ce problème.  Abordant la thématique « l’Afrique fédérale pour stopper la migration des jeunes vers l’Occident », Anthoumani Moussa des Comores, a soutenu que la jeunesse africaine est en déperdition du fait de la pauvreté, de la mal gouvernance, du manque d’opportunités, à la recherche de vie meilleure.  « L’Afrique fédérale unie peut sauver la jeunesse africaine. Il faut la libre circulation des personnes et de leurs biens en Afrique. Une Afrique réunie est une Afrique forte économiquement » a-t-il prétexté.

Lu dans le site du journal le Soleil du lundi 23 novembre 2015