Dior – Le bonheur volontaire

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LIVRE NUMÉRIQUE : Dior  -  Le bonheur volontaire
LIVRE NUMÉRIQUE : Dior - Le bonheur volontaire

Roman
Collection : Vies
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LIVRE PAPIER : Dior - le bonheur volontaire
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Roman
Collection : Vies
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Mame Hulo

Mame Hulo est Franco-Sénégalaise, consultante-chef de projet en organisation et en technologie de l’information, elle est devenue éditrice car passionnée d’écriture et de littérature, amoureuse de la langue française depuis sa plus tendre enfance, elle n’a jamais cessé d’écrire… Son écriture est d’une grande sensibilité. Elle a écrit il y a une quinzaine d’années, ce premier roman autobiographique pour une grande part, même si de nombreux faits sont romancés… Il se déroule dans les années 50-60.

Elle est également passionnée de voyages et par toutes les cultures des différents endroits où elle a eu le privilège d’habiter (Sénégal, France, Ile de la Réunion, Québec…).

  DIOR

Le bonheur volontaire

Dior a des idées saugrenues : le bonheur, la liberté, l’amour, comme autant de droits absolus ! C’est une jeune femme volontaire, qui croit pouvoir agir sur son destin, qui croit pouvoir construire son bonheur, en jouant les apprenties sorcières, en rusant avec les règles établies pour être avec celui qu’elle aime.

Ce livre parle de la détresse enfantine, de l’insécurité affective, du monde inquiétant des adultes, mais aussi de l’insouciance des jeunes gens, de leur naïveté face à l’intransigeance d’une société phallocentrique et de ses règles parfois hypocrites qui broient d’une façon ou d’une autre, toute individualité et toute velléité d’être heureux hors de ces règles…

Dior est attachante dans sa volonté de bonheur, faite de révolte païenne et d’espérance aveugle.

La volonté et l’acceptation sont-elles les deux faces d’une même médaille ?

 

Articles de presse concernant le livre et interviews

 

Interview  publiée dans le quotidien ivoirien LE NOUVEAU COURRIER D’ABIDJAN du vendredi 22 juin 2012

et dans l’excellent BLOG de critique littéraire Le Sanctuaire d’Etty Macaire 

RENCONTRE AVEC HULO BAYLE GUILLABERT , écrivaine et éditrice franco‑sénégalaise : 

S’il y a une femme de culture en Afrique qui va marquer les consciences dans les années à venir, c’est bien Hulo Bayle Guillabert. Sa fougue, son optimisme contagieux et sa foi en l’avenir de l’Afrique l’ont amené à créer la « Revue des bonnes nouvelles d’Afrique » et une maison d’édition « Diasporas Noires » qui se veulent être le creuset de la rencontre et du partage des écrivains africains et de la diaspora et de tous ceux qui croient au sursaut du continent de Mandela. L’éditrice franco sénégalaise a bien voulu répondre à nos questions au moment même où elle projette de déménager de Montréal à Dakar.

Qui êtes-vous Hulo Bayle Guillabert ?

Je suis Franco-Sénégalaise, consultante en organisation et, chef de projets en technologie de l’information, j’ai créé la maison d’édition « Diasporas Noires » depuis octobre 2011. Je suis passionnée d’écriture et de littérature depuis l’enfance. Je vis actuellement à Montréal mais je rentre m’installer le mois prochain à Dakar…

Parlez-nous un peu de votre site et votre édition Diasporas Noires

Je suis une afro-optimiste et c’est pour cela que j’ai créé la « Revue des bonnes nouvelles d’Afrique », pour faire savoir au monde entier que le 3e millénaire sera africain malgré les apparences actuelles. Mon credo est que l’Afrique est en train de se relever même si cela n’est pas encore évident pour tout le monde. Il y a beaucoup des bonnes nouvelles en Afrique, même si elles ne sont pas relayées dans 99% des médias…D’autre part, pour la partie Edition, je veux donner une tribune aux Africains de tous horizons, aux afro-descendants, car en matière d’édition, les Africains sont souvent obligés de faire éditer leurs livres par des éditeurs occidentaux, quand ils sont acceptés, et il y a très peu d’élus… J’appelle de mes vœux une nouvelle ère en Afrique, où les Africains maitriseront eux-mêmes leur édition, le contenu de leurs livres, leur réseau de distribution, et ainsi maitriseront leur culture. Pour le moment, le domaine de l’édition en Afrique est malheureusement sinistré.  Et pourtant, il y a beaucoup d’écrivains qui ont beaucoup de choses à dire… Surtout la jeunesse africaine qui est bouillonnante, créative, décomplexée, prête à prendre ses responsabilités. J’ai un grand espoir pour l’Afrique car cette jeunesse-là est plus vertueuse que ses ainés, et plus volontaire et audacieuse, il me semble, que quand elle arrivera au pouvoir et aux affaires dans quelques années, tous les espoirs seront permis… d’où mon afro-optimisme forcené… C’est Baden-Powell qui disait : « L’optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et qui mène au succès. »

Quelle est la ligne éditoriale que vous défendez ?

Notre ligne éditoriale est la promotion d’une Afrique positive, optimiste, une renaissance passant par la prise en charge de notre propre avenir dans tous les domaines, en rejetant la victimisation systématique. Nous pensons que toutes les vérités peuvent être dites mais d’une manière positive et optimiste. Gandhi a dit « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ». Donc, la décision de changement nous appartient entièrement, quand nous en aurons véritablement conscience, nous aurons une force d’action extraordinaire.

Y a-t-il des genres précis que reçoit votre maison d’édition ?

Nous avons des collections qui reflètent tous les genres, tous les styles, de la poésie, du Slam, des nouvelles, des romans, des essais, des livres pour enfants, etc.

Au moment où on parle d’intégration et de mondialisation « Diasporas Noires » semble  voguer à contre-courant en se limitant au monde noir.

Ce n’est pas un enfermement, une ghettoïsation… Je ne suis pas afrocentriste. Moi, je crois profondément à l’universalisme, c’est ce que dit un philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne : « Aucune vérité ne saurait être la vérité spécifique d’un peuple si elle est vérité. Si elle n’appartient qu’à ce peuple-là, elle n’est pas vraie, elle n’est pas humaine ». Cela étant dit, les Africains et afro-descendants n’ont pas bénéficié pendant trop longtemps des mêmes outils de promotion de leur culture et de leur Histoire que les autres peuples de la Terre.  Les Occidentaux par exemple ont toutes les tribunes, les médias, les télévisions, les maisons d’édition, les musées, les manuels scolaires et tous les moyens nécessaires pour promouvoir leur culture et leur Histoire. Quand j’habitais en France, je n’avais pas accès facilement à la culture africaine, aux livres africains, il y avait que peu d’endroits où les trouver, j’allais au Salon du livre pour chercher les deux malheureux stands africains avec peu de livres. Quand je venais à Dakar pour des vacances, j’en profitais pour acheter le maximum de livres pour avoir ensuite un petit stock. Lorsque je dis « Diasporas Noires », ce n’est pas une couleur mais une caractéristique car on dit bien le continent « noir » alors qu’il y a le Maghreb et les blancs du sud de l’Afrique compris dans ce terme… Par ce vocable, je désigne tous les enfants d’Afrique, de toutes les couleurs, de toutes les diasporas du monde, des afro-descendants… Nous ne nous limitons pas au monde noir comme vous dites, puisque nous incluons les pays du Maghreb et les africains blancs du Sud de l’Afrique.

Pouvez-vous être plus claire Hulo ? Des exemples…par exemple ?

Nous avons un auteur Algérien parmi nous et d’autres viendront. D’ailleurs, on peut aussi être édité chez Diasporas Noires parce qu’on aime l’Afrique… Nous en avons déjà une blanche amoureuse de l’Afrique et bientôt nous aurons le livre d’une Française mais qui se sent africaine jusque dans ses tripes, elle écrit sur l’Afrique des poésies émouvantes dans une langue africaine. Elle était tellement heureuse que je la reconnaisse comme l’une des nôtres. A l’inverse, il y a des Noirs qui ne se reconnaissent pas du tout comme africains.  L’Amour de l’Afrique n’a pas de couleur ! Mais il fallait bien indiquer le contenu éditorial spécifiquement africain dans notre enseigne. Tout cela pour dire, que l’Afrique doit se doter des mêmes outils et des mêmes moyens que les autres pour la promotion de sa culture, nous avons du retard à rattraper de ce point de vue là… Donc Diasporas Noires est un outil parmi d’autres mais n’est pas un ghetto !

Comment faire un achat sur votre site ?

L’adresse de notre site est www.diasporas-noires.com… Les e-books sont disponibles à l’achat avec un téléchargement immédiat sur le site et la version papier en remplissant un bon de commande toujours sur le site.  Prochainement, certains des livres de Diasporas Noires dont « Dior le bonheur volontaire » seront disponibles à la librairie Athéna 33 rue Jules Ferry à Dakar…

Est-ce que l’édition numérique peut avoir la même emprise que l’édition sur papier ?

L’édition numérique est l’avenir dans le monde, même si cela ne marche pas pour l’instant en Afrique. En Amérique du Nord, c’est déjà entré dans les mœurs, les personnes lisent leurs e-books dans le métro avec des appareils appelés « liseuses » ou sur les tablettes tactiles. Dans ces appareils, on peut stocker des centaines de e-books et les mettre dans la poche, se balader partout avec. C’est comme au début du téléphone portable ou de l’internet. Donc, l’Afrique doit s’y mettre maintenant au lieu d’attendre d’être complètement dépassée. Il ne faut pas perdre de vue que l’Internet est désormais la mémoire de l’Humanité. Maintenant, en un seul clic, on visite des musées, trouve des extraits de livres d’histoire, etc.  Comme pour les autres peuples, il faut aussi qu’il contienne le maximum de données africaines. Cela ne veut pas dire pour autant l’abandon du livre papier.  Il faut les deux, Ces deux supports ne sont pas à opposer… Moi, même en tant qu’éditrice numérique, je suis très attachée au livre papier, sur notre site on peut en commander, et dans les mois qui viennent, les livres de Diasporas Noires seront disponibles également en librairie, d’abord à Dakar et pourquoi pas un jour dans toute l’Afrique.

Vous êtes aussi auteure, et je suis entrain de lire en format pdf votre livre « Dior le bonheur volontaire »…

Oui, je suis aussi auteure, j’écris depuis l’enfance. Je n’ai malheureusement pas le temps d’éditer tous mes textes que j’ai dans les tiroirs… C’est l’histoire du cordonnier qui est mal chaussé (Rires). « Dior le Bonheur Volontaire » est mon premier livre édité pour l’instant, sa thématique principale est la volonté et l’acceptation, les deux faces d’une même médaille. C’est le portrait d’une femme volontaire, qui croit pouvoir agir sur son destin, qui croit pouvoir construire son bonheur… Ce livre parle aussi de la détresse enfantine, de l’insouciance des jeunes, de leur naïveté face à l’intransigeance de la société et de ses règles parfois hypocrites qui broient d’une façon ou d’une autre toute individualité et toute volonté d’être heureux hors de ces règles.  En fait, mon livre parle de la volonté de bonheur, l’espoir d’être heureux. Les lecteurs peuvent découvrir gratuitement un extrait de 47 pages sur notre site. Nous offrons des extraits pour tous nos livres.

Quel est votre avis sur l’idée selon laquelle seule la valorisation de notre culture peut participer au développement de l’Afrique.

Il y a des choses à inventer, car le modèle économique mondial n’est pas satisfaisant et tout le monde peut le voir aujourd’hui… L’Afrique est créative mais les carcans culturels occidentaux nous emprisonnent dans un complexe d’infériorité dont nous devons absolument sortir.  Mais je ne prône pas une afrocentricité à tout crin comme certains. Moi je pense qu’il faut « ajouter » au lieu de « soustraire ».  Les Asiatiques ont bien réussi à s’ouvrir au monde tout en gardant leur culture et leur authenticité. C’est cela que je prône. Je pense que l’Afrique ne doit surtout pas se replier sur elle, mais elle doit identifier ses propres valeurs, les mettre en pratique de manière indépendante et être fière de sa culture tout en étant ancrée dans le monde ! Ce n’est pas facile, mais nous le pouvons.

Croyez-vous que les gouvernants africains accordent dans leurs projets une grande place à la culture ?

Non, clairement non ! Cela fait des décennies que rien n’est fait par les gouvernants africains et d’ailleurs c’est le cas dans tellement d’autres domaines, la santé, l’éducation, etc. Mais cela va changer, je suis très fière du Sénégal pour le changement politique imposé par les jeunes. Les jeunes doivent continuer à être vigilants avec le nouveau régime afin qu’il agisse vraiment dans l’intérêt du peuple.  L’arrivée de Youssou Ndour au ministère de la Culture est un signe encourageant.  Mais il faut que chacun à son niveau prenne désormais les choses en main. C’est ce que je fais de mon côté. Il faut que ce soit le nouveau mode opératoire. Prenons les choses en mains chacun dans son domaine à la place où il est le plus utile ! 

La thématique de la femme noire vous préoccupe n’est-ce pas ?

Oui, je suis très sensible à cette thématique, car il faut bien dire qu’en Afrique nous vivons dans un système patriarcal voire phallocentrique.  Je trouve cela dommage, c’est un frein au développement de l’Afrique car les femmes sont très créatives, elles sont sur tous les fronts notamment au niveau de l’économie informelle, très souvent avec peu de moyens, c’est aussi à elles qu’incombe l’éducation des enfants.  Si elles étaient moins bridées, notamment au niveau des études, cela apporterait beaucoup de changements bénéfiques à l’Afrique dans tous les domaines.  Je crois profondément qu’un peuple qui opprime une catégorie de sa population quelle qu’elle soit, d’une manière ou d’une autre, ne pourra jamais avancer pleinement.  Même si certains invoquent une légitimité d’une culture ou des mœurs spécifiques africaines ou musulmanes. Mon père m’a élevée tout autrement, il m’a inculquée assez tôt une volonté d’autonomie et une indépendance incroyable pour une fille, pour une femme, il m’a appris la liberté de parole et d’action en toute circonstance.  Cela m’a permis de vivre facilement en occident sans complexe et d’y revendiquer pleinement mes droits à chaque instant.

Quelles sont les femmes africaines du monde de la culture qui vous ont marquée. Pourquoi ?

Annette Mbaye d’Enerneville, première journaliste au Sénégal, écrivaine talentueuse, Germaine Acogny la chorégraphe pour la beauté aérienne de ses danses africaines et modernes, Jacqueline Scott Lemoine la grande tragédienne sénégalaise, saisissante et habitée par ses rôles, Myriam Makeba la chanteuse magnifique, Mariama Bà l’écrivaine, Wangari Muta Maathai la Kenyane que j’admire pour son engagement en faveur de l’environnement (prix Nobel de la paix), Aminata Traoré la Malienne qui dit courageusement tellement de grandes vérités sur le système qui gouverne et asservit le monde et l’Afrique, Aissa Maiga la comédienne belle et talentueuse, Fatou Diome pour ses textes flamboyants…

Et aussi d’autres femmes noires, Rosa Parks, le courage fait femme, Angela Davis la militante des droits des noirs, Maryse Condé la Guadeloupéenne, une grande conteuse d’histoires, Toni Morisson, immense auteure, captivante dans le fond et dans la forme (prix Nobel de littérature)… Il y en a beaucoup d’autres et aussi beaucoup d’hommes…

Votre pays le Sénégal est certainement le pays où la production féminine est impressionnante. Qu’est-ce qui explique ce foisonnement ?

Premièrement je pense que ce foisonnement de la production littéraire féminine n’est pas spécifique au Sénégal… Ce foisonnement n’est pas spécifiquement féminin au Sénégal, il se trouve que le Sénégal est un pays fortement ancré dans la culture. La raison de cet ancrage est due en partie par le fait que Léopold Sédar Senghor, notre premier président qui est grand homme de lettres, avait privilégié la culture pendant des décennies. De son temps, presque tous les Sénégalais au lycée étudiaient le Latin et le Grec, le théâtre Daniel Sorano battait son plein avec des productions incroyables, il y a avait une grande école de danse africaine moderne avec Germaine Acogny et Maurice Béjart, une école des beaux-arts, une école d’architecture, etc.  Depuis, cette fibre est toujours là et ça foisonne toujours autant, même si les moyens ne sont plus les mêmes… Il y a quand même beaucoup d’événements culturels à Dakar, le festival des arts nègres en 2010, récemment la 10e biennale des arts en 2012, le Dak’art qui a beaucoup de succès… J’espère que la nomination de Youssou Ndour apportera encore plus de créativité et plus de moyens.

Dans certains pays la polygamie est dans le domaine de l’officiel. Quelle est la position des femmes intellectuelles de votre pays ?

J’avoue, personnellement, que la polygamie est inconcevable même si je respecte cet état de fait dans mon pays et le libre choix des personnes. Je n’ai pas du tout été élevée dans ce sens, donc je ne suis pas une référence pour en parler objectivement. Je crois que la position des femmes intellectuelles est assez variée sur ce sujet, il y en a qui l’acceptent comme une fatalité ou qui le justifient plus ou moins, notamment par la religion. Moi je pense que toutes les femmes en souffrent au fond d’elles-mêmes quoiqu’elles en disent en surface…

Depuis Une Si Longue Lettre de Mariama Ba, pensez vous que le Sénégal ait fait des bonds qualitatifs en matière de la protection de la femme ?

La loi sénégalaise laisse le choix au moment du mariage entre deux régimes matrimoniaux, polygame ou non et cela a toujours été le cas. Certaines femmes n’ont malheureusement pas le choix à cause du poids social, même si elles se laissent faire de moins en moins individuellement. Celles qui ont le choix essaient de ne pas se retrouver dans ce piège de la polygamie, mais ce n’est pas simple pour elles non plus toujours à cause du poids social. Cela étant dit, de plus en plus d’hommes trouvent cela trop compliqué pour eux et ne s’y aventurent pas, surtout les jeunes…

A votre avis la littérature est‑elle capable de faire avancer les choses positivement en Afrique ?

Oui, bien sûr… La fonction de la Littérature est de faire avancer les choses et les hommes… Un bon livre doit toujours changer ne serait-ce qu’un peu le lecteur, il doit le rendre heureux ou meilleur qu’il n’était avant de le lire, il doit lui permettre de s’identifier, de se poser des questions.  L’écrivain a le même rôle en Afrique que partout ailleurs, il doit poser des questions existentielles et philosophiques. Même parfois en divertissant. Je ne sais plus qui a dit : « L’écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre ».  Encore faut-il que les africains puissent avoir facilement accès aux livres de qualité.  Actuellement, les livres sont un peu chers et il n’y a pas de bibliothèques qui permettent de les emprunter. Voilà les problèmes sur lesquels nous devons travailler !

Quels sont les dix livres africains qui vous ont marqué véritablement ?

  • ·Amkoulel, l’Enfant Peul et le Sage de Bandiagara d’Amadou Hampâté Ba, cela m’a appris l’Afrique dans toute sa splendeur et aussi la sagesse africaine
  • ·Le Dialogue des Cultures de LS Senghor
  • ·Les Bouts de Bois de Dieu, ou encore Le docker de Sembène Ousmane.
  • ·Une si Longue Lettre de Mariama Ba
  • ·En attendant le vote des bêtes sauvages, Allah n’est pas obligé, deux livres superbes et instructifs d’Ahmadou Kourouma, mais j’aime tous ses livres.
  • ·Le vieux Nègre et la Médaille de Ferdinand Oyono m’a rendue profondément triste sur les rapports avec les colons
  • ·Le baobab fou de Ken Bugul
  • ·Le ventre de l’Atlantique de Fatou Diome

Connaissez-vous la littérature ivoirienne ?

Je connais très peu la littérature ivoirienne à part Ahmadou Kourouma que j’aime beaucoup et dont j’ai lu presque tous les livres car vendus dans les librairies en France, j’ai aussi des souvenirs lointains de Bernard Dadié… Chez Diasporas Noires, nous avons deux auteurs ivoiriens, Regina Goueu une jeune ivoirienne qui vit au Gabon, Isaïe Biton Koulibaly qu’on ne présente plus et qui voulait se mettre à l’ère numérique pour voir…

Un message fort à nos lecteurs pour clore cette interview…

Je voudrais parler de l’Ubuntu qui signifie :  « Je suis parce que nous sommes » ou  « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». C’est un concept spirituel africain qui a permis la réconciliation en Afrique du Sud, ce qui n’est pas rien.  Selon Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix sud-africain : « Quelqu’un d’Ubuntu est ouvert et disponible pour les autres, dévoué aux autres, ne se sent pas menacé parce que les autres sont capables et bons car il ou elle possède sa propre estime de soi – qui vient de la connaissance qu’il ou elle a d’appartenir à quelque chose de plus grand – et qu’il ou elle est diminué quand les autres sont diminués ou humiliés, quand les autres sont torturés ou oppressés. » Pourquoi ne pas enseigner et appliquer cette philosophie partout en Afrique ?  Et pour finir, on pourrait résumer mon état d’esprit par cette phrase de Confucius« Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle. »

ETTY Macaire

Critique littéraire

Cette interview a été publiée dans le quotidien ivoirien LE NOUVEAU COURRIER D’ABIDJAN du vendredi 22 juin 2012

 

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Paru dans le Magazine GLANCE

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Paru dans le Magazine  Panafricain METROPOLIS 

 

 

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AFRIMPACT Magazine parle de

Hulo Bayle Guillabert

April 4, 2012

Hulo Bayle Guillabert, franco-sénégalaise, chef de projet en technologie de l’information, consultante en organisation, passionnée d’écriture et de littérature depuis sa plus tendre enfance, née au Sénégal où elle a vécu jusqu’à l’âge de vingt ans, ayant beaucoup voyagé et habité à différents endroits du globe, 2 ans en Côte d’Ivoire, 20 ans à Paris, 8 ans à Ile de la Réunion, de retour au Sénégal en 2009 pendant 2 ans, et maintenant dans la belle province… Elle se sent citoyenne du monde mais reste aussi solidement ancrée à ses racines africaines.

Son ambition est d’offrir à une multitude d’écrivains talentueux et méconnus francophones d’Afrique (Maghreb, Afrique noire) et de ses diasporas (des Caraïbes, de l’Océan Indien et de tout pays), l’opportunité que leurs livres soient accessibles au plus grand nombre grâce à la nouvelle ère numérique, grâce au réseau de distribution mondial que représente Internet, et de contribuer ainsi au rayonnement du continent Africain.

 »Actuellement un vent de changement de conscience souffle en Afrique, c’est comme une lame de fond, qui arrive, surtout au niveau de la jeunesse, il faut leur donner une tribune, car ils ont beaucoup de choses à dire et de plus en plus ils agissent…Le 3e millénaire sera africain !!! Il faut que tout le monde le sache » dit-elle.

D’autre part, elle a créé la Revue des bonnes nouvelles d’Afrique, car elle prend le parti pris d’annoncer au monde entier que des bonnes nouvelles venues de toute l’Afrique (Maghreb, Afrique noire), et de ses diasporas (des Caraïbes, de l’Océan Indien et de tous pays), afin de contrebalancer aux yeux du Monde, les nouvelles de guerres, de corruptions, de maladies et de famines même si elle admet que ces problèmes sont parfaitement réels.   Elle affirme sans vouloir faire de l’angélisme : OUI, il y a aussi beaucoup de bonnes nouvelles d’Afrique, mais elles sont occultées, ignorées par les grands médias de la planète qui donnent une seule vision et montrent une seule facette de l’Afrique et de ses enfants.

Edition – Librairie numérique équitable

Revue des bonnes nouvelles d’Afrique

https://www.diasporas-noires.com/

http://afrimpactmagazine.com/articles/hulo-bayle-guillabert 

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Le Jeudi 27 avril 2012, Pierre Laporte recevait Hulo Bayle Guillabert

dans l’émission « Afrique culture, les mots pour le dire »

sur www.radio-tongolo.com pour son roman

« Dior, le bonheur volontaire »

Interview 

Hulo Bayle Guillabert bonsoir.

Bonsoir Pierre Laporte, je suis heureuse de vous retrouver, Bonsoir à tous les auditeurs et auditrices.

C’est vrai que nous vous avions déjà reçue comme éditrice, cette fois, vous êtes là en tant qu’auteure.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre livre ? Sa thématique.

Je suis franco-sénégalaise, éditrice, j’ai créé la maison d’édition Diasporas Noires et la Revue des bonnes nouvelles d’Afrique… Je suis aussi auteure…

« Dior le bonheur volontaire » est mon premier livre, sa thématique principale est la volonté et l’acceptation, les deux faces d’une même médaille.

C’est le portrait d’une femme volontaire, qui croit pouvoir agir sur son destin, qui croit pouvoir construire son bonheur…

Mon livre parle aussi de la détresse enfantine, du monde inquiétant des adultes qui l’entoure, de l’insouciance des jeunes gens, de leur naïveté face à l’intransigeance de la société et de ses règles parfois hypocrites qui broient d’une façon ou d’une autre toute individualité et toute volonté d’être heureux hors de ces règles…

Donc, ce livre est structuré en deux parties, par quoi a été animé ce découpage ?

En fait, j’ai écrit le premier chapitre par inadvertance, alors que je participais à un atelier d’écrire il y a 20 ans à Paris. On faisait un exercice, écrire un texte en une demi-heure avec comme contrainte une dizaine de mots imposés … Au bout d’une demi-heure chaque texte doit être lu et critiqué par les autres participants… Ce premier chapitre de Dior qui s’appelle « La visiteuse », est sorti donc en une demi-heure, de je ne sais où, quasiment à la virgule prés, sous la pression, comme ça… Moi-même j’ai été abasourdie, d’avoir écrit un truc aussi intime, oublié au fond de moi…

Pour la deuxième partie, c’est un livre que je voulais écrire sur mes parents, mais un peu romancé… Donc là c’était prémédité.

A un moment donné, le fait de rassembler les 2 parties dans un même livre m’a paru évident…

Est-ce que la vision de l’injustice par les yeux d’un enfant obéit à une logique chronologique ou autre ?

Je pense qu’un enfant n’a pas la notion d’injustice pendant qu’il vit des situations données… C’est juste de la détresse et de l’insécurité affective ressenties au plus profond de lui… Qu’il nommera injustice plus tard…

En lisant votre livre, je n’ai pu m’empêcher de penser à Maïmouna  d’Abdoulaye Sadji, que pensez-vous de ce rapprochement ?

Je pense que ce rapprochement n’est pas pertinent si on prend les thèmes principaux abordés, le livre d’Abdoulaye Sadji parle des enjeux d’une authenticité africaine face une modernité factice, compare une vie paysanne et humaine, à une vie citadine et mondaine basée sur le paraître, l’auteur parle aussi de l’ambition sociale, de la naïveté, de la tromperie amoureuse…

Pause musicale : Chimes of freedom c’est la chanson que vous avez choisie

Merci à l’Artiste-Ministre Youssou Ndour pour cette chanson optimiste. Le refrain dit : « Et nous avons regardé fixement au-dessus des carillons de la liberté qui éclataient. »… Il faut aussi préciser que c’est une chanson de Bob Dylan à la base.

La condition de la femme est abordée dans ce livre et notamment la soumission à un ordre patriarcal, c’était une volonté de le traiter ou ce sujet s’est-il imposé à vous.

Ce sujet, j’y ai toujours été très sensible, justement parce mon père m’a élevée tout autrement et n’a jamais essayé de m’imposer ce genre de choses, alors que toutes mes amies autour de moi les subissaient… Bien que nous vivions au Sénégal, où cet ordre patriarcal ou même on peut dire phallocentrique est incontournable, il m’a inculquée assez tôt une volonté d’autonomie et une indépendance incroyable pour une fille, pour une femme, il m’a appris à me débrouiller sans compter sur personne, sans compter sur un homme.

Pour vous, une bonne littérature tient elle aussi à son propos ?

Oui, cent fois oui… Car pour moi un bon livre doit toujours changer ne serait-ce qu’un peu le lecteur, il doit le rendre heureux ou meilleur qu’il n’était avant de le lire, il doit lui permettre de s’identifier, de se poser des questions.

Mais une bonne littérature tient aussi à la sonorité des mots, à la fluidité et à l’élégance du style… Sur ce point particulier, j’aime des écrivains comme Marguerite Duras ou Christian Bobin…

D’ailleurs, dans le rap et le slam, les jeunes travaillent sur cette sonorité des mots…

Paul Valery disait « la poésie cette longue hésitation entre le son et le sens ».

Quel est le rôle social de l’écrivain, particulièrement en Afrique ?

L’écrivain a le même rôle en Afrique que partout ailleurs, il doit poser des questions existentielles et philosophiques…. Même parfois en divertissant… Je ne sais plus qui a dit : L’écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre.

Mais j’aime bien ce que dit Christian Bobin : Ce n’est pas pour devenir écrivain qu’on écrit. C’est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour.

Dany Laferrière disait lui « j’ai longtemps cru que mes livres venaient de moi, je commence à croire que je viens de mes livres ».

Est-ce pour vous une réalité encore prégnante en Afrique ou vous nuanceriez le propos aujourd’hui ?

Je pense que cette réalité-là que je décris existe encore en Afrique mais aussi partout dans le monde (j’en reviens toujours à l’universalisme, c’est ce que dit un philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne : Aucune vérité ne saurait être la vérité spécifique d’un peuple si elle est vérité. Si elle n’appartient qu’à ce peuple-là, elle n’est pas vraie, elle n’est pas humaine…)

Cette réalité-là a toujours existé et la littérature en général ne cesse de relater ce même type d’histoire… Tristan et Yseult, Roméo et Juliette, ont fait couler beaucoup d’encre et c’est le même type d’histoire d’amour contrarié par la société sous des prétextes divers et variés… La forme et le motif de la contrariété peut-être être différente selon les cultures ou selon qu’on soit à la campagne ou à la ville… Il y a toujours une histoire de richesse ou non du prétendant, de religion, de bienséance ou d’honneur…

C’est la même chose pour la réalité de fillettes sans leur mère dans un milieu hostile où règne une marâtre, chez nous au Sénégal, on raconte depuis la nuit des temps dans les veillées, l’histoire de « Coumba ame ndeye » (Coumba avec mère) et « Coumba amoul ndeye » (Coumba sans mère), une cendrillon africaine qui finit par triompher d’une méchante marâtre après beaucoup de péripéties et de souffrances…

C’est toujours la même histoire… Ces histoires sont des histoires humaines qui se reproduisent à l’infini… De tout temps et sur toutes les latitudes.

Vous mettez en exergue de votre livre « tout ce qui arrive est nécessaire » qui est une phrase rappelons le, de Marc Aurèle empereur romain et philosophe stoïcien.

Cette citation est également attribuée à Spinoza

Pourquoi ce choix ?

Pour moi, c’est la conclusion du livre…Cela reflète mon état d’esprit après avoir raconté tous ces événements relatés dans le livre… Cela veut dire, que ces événements m’ont façonnée et que dans ce sens, ils étaient peut-être nécessaires… C’est l’acceptation de la vie et des embuches qu’on rencontre, afin d’évoluer.

La philosophie stoïcienne met en avant l’acceptation du monde tel qu’il est, est-elle en accord avec le propos de votre livre ?

Je suis en accord avec cela, même si pour moi la volonté doit être le pendant parfait de l’acceptation… Je m’explique

Je pense qu’il faut accepter le monde tel qu’il est et se changer plutôt soi-même… pour pouvoir le changer…

Gandhi l’a très bien dit, « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde… »

On peut être très volontaire en agissant sur les événements et le monde qui nous entoure tout en acceptant qu’il ne soit pas parfait, que nos vies ne soient pas parfaites, vivre dans le moment présent en essayant d’être heureux avec ce qu’on a sur le moment, même si on travaille à l’améliorer…

Dans votre ouvrage « Dior, le bonheur volontaire » la volonté est beaucoup plus présente que le bonheur. C’est un parti pris ?

En fait, je voulais surtout parler de la volonté de bonheur, l’espoir d’être heureux, pas du bonheur lui-même

Pause musicale : Nina Simone – My baby just cares for me

Super !!! Merci Pierre

Le sujet de la religion est aussi abordé, via notamment l’interdiction transgressée d’épouser un non-musulman, comment analysez-vous cette endogamie ?

Au Sénégal, Il y a beaucoup de familles ouvertes qui acceptent cela.

Cette interdiction a souvent été transgressée car les 2 communautés musulmane et catholique sont assez imbriquées… Dans presque chaque famille, il y a des musulmans et des catholiques. Dans ma famille cela a toujours été le cas depuis plusieurs générations. Les fêtes religieuses sont fêtées d’un côté comme de l’autre, tous ensemble, tout le monde participe… Moi quand j’étais jeune, bien que catholique, je faisais parfois le ramadan pour faire comme ma grand-mère ou soutenir ma meilleure amie dans son effort…

Pour moi cette interdiction d’épouser un non-musulman, est d’autant plus bizarre que c’est le même Dieu… Mais cela peut servir de prétexte le moment venu pour refuser un prétendant … Et pourtant, Dior et Édouard étaient cousins germains et donc d’une grande proximité familiale…

Et ce drap taché qui est un symbole d’asservissement là devient un symbole de libération ?

Oui, en fait Dior joue à l’apprentie sorcière et transforme ce symbole d’asservissement de la femme en sa faveur… Ces jeunes partent en fait du principe que le déshonneur c’est quand on se fait déflorer sans que les parents sachent où, quand et avec qui… Là, ils ont l’idée de ramener le drap taché, de l’exhiber accompagné d’une demande de mariage… Ils pensent que cela va leur épargner le déshonneur, en tout cas c’est ce qu’ils croient…

On voit aussi comment s’organisent les jeunes pour s’opposer à une décision parentale, le conflit entre les générations est-ce là encore quelque chose de nouveau en Afrique ou ça a toujours existé ?

Je pense que le conflit de générations a toujours existé, jusqu’ici en Afrique, le sacro-saint respect envers les ainés, les anciens, empêchait et freinait toute velléité de révolte de la jeunesse. Mais cela est en train de changer…

J’ai l’impression que les jeunes aujourd’hui prennent plus leurs responsabilités et sont décomplexés de ce point de vue là… On peut citer toutes les révoltes de la jeunesse dernièrement, cela a commencé en Égypte, donc en Afrique… Le mouvement Yen A marre au Sénégal a tenu tête au régime et l’a fait tomber… J’ai un grand espoir pour l’Afrique car cette jeunesse-là est plus vertueuse que ses ainés, et plus volontaire et plus audacieuse, il me semble, que quand elle arrivera au pouvoir et aux affaires dans quelques années, tous les espoirs seront permis… d’où mon afro-optimisme forcené…

Que pensez vous de cette phrase de Nietzsche «  tout ce qui se fait par amour se fait par delà le bien et le mal », serait-ce un bon résumé de votre livre ?

Oui, tout à fait… Même si cela ne va pas forcément dans le sens souhaité par les amoureux au final…Moi je fais toujours et systématiquement ce choix-là… Quand des jeunes me demandent un conseil, je leur conseille toujours de choisir les sentiments plutôt que toute autre chose.

Quels sont vos modèles d’écriture, les auteurs qui vous ont inspirée le plus concernant le style ?

Mon style n’est pas inspiré par un écrivain en particulier, mais c’est un amalgame de toutes lectures que je fais depuis l’enfance et de ma propre intériorité…

Je suis plus à l’aise dans le style de la première partie de ce livre qui coule de source telle quelle, à la virgule près, comme venue directement de mon âme…

Alors que la deuxième partie du livre est plus un travail d’écrivain, avec un peu plus d’efforts…

Cela étant dit, je peux quand même dire un mot des livres qui m’ont le plus marquée dans ma vie au niveau du contenu… Je citerai en vrac

Amkoulel l’enfant peul et le Sage de Bandiagara d’Amadou Hampâté Bâ, cela m’a appris l’Afrique dans toute sa splendeur, Mariama Ba : Une si Longue Lettre.

Jazz de Toni Morisson et Si c’est un homme de Primo Levi m’ont beaucoup appris sur la complexité de l’être humain, sur l’ombre et la lumière, La chute d’Albert Camus aussi.

Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez, Ségou de Maryse Condé, L’alchimiste de Paulo Coelho, Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche, etc…

Et pour finir au niveau spirituel, Le livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché et Le prophète de Khalil Gibran… Mais il y en a beaucoup d’autres comme Don Quichotte de Cervantès, qui est un livre IMMENSE à lire et à relire…

Tous ces livres m’ont appris la bienveillance envers le genre humain et l’optimisme.

C’était votre premier roman, Graham Greene dit qu’il est important d’écrire sur ses premières années car c’est là que l’essentiel nous a été donné .  Êtes-vous d’accord ?  Et si oui que vous ont laissé ses premières années ?

Ces premières années m’ont laissé une grande force de caractère je crois, une résilience, beaucoup de volonté mais aussi de capacité d’acceptation, sans désir de revanche, sans rancœur, juste avancer, évoluer, se relever à chaque chute, sourire et repartir de plus belle.

– comment se procurer le livre (particularité).

-adresse du site/ références

Sur le site de Diasporas Noires  https://diasporas-noires.com/

Le livre version numérique est disponible pour un achat immédiat sur le site https://diasporas-noires.com/librairie-1/dior

Le livre version papier en remplissant un bon de commande toujours sur le site https://diasporas-noires.com/bon-de-commande

Prochainement, certains des livres de Diasporas Noires dont Dior seront disponibles en version papier à la librairie Athéna 33 rue Jules Ferry à Dakar…

Merci Hulo Bayle guillabert

Merci Pierre Laporte pour ce bon moment que je viens de passer avec vous, trop court…Et merci à tous les auditeurs auditrices… 

 

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